Alors, que faire de tout cela ?

19 juillet 2026

Au cours de cette première résidence en Corse du Sud, plusieurs choses nous sautent aux yeux. Avant tout, la gentillesse de ses habitants, accueillants et souriants. Ensuite, le poids du tourisme. Des villes côtières dont la population quintuple l’été ? Oui, il y en a. Mais aussi des villages préservés, des équipements publics de qualité, des musées qui n’attendent que de raconter une autre histoire, des producteurs locaux qui sont prêts au partage.

Et surtout, il y a la beauté fulgurante de la nature. Tant de choses sont ici hors-norme ! La géologie (des falaises calcaires de l’extrême sud aux taffoni granitiques rencontrés au détour d’un sentier ou même en ville), la végétation (les fûts gigantesques des pins lariccio, l’immortelle), les panoramas, l’attachement au lieu et son respect. La diversité elle-même des paysages participe à cette fulgurance.

Et c’est cette diversité qui rend notre travail excitant : les nouvelles voies de l’architecture contemporaine ne sauraient être reproductibles d’un territoire à l’autre, et chacune à leur tour doit raconter une histoire unique où se mêlent architecture, paysage et aménagement. Vaste programme !

Sans doute l’approche micro / macro que nous avons proposée (un parcours “macro” à l’échelle d’une unité territoire pertinente / des circuits “micro” qui prennent le temps d’explorer un projet spécifique) va subir des modifications pour gérer cette complexité et coller au mieux à la réalité. Car au fond, c’est cela qui nous anime : expliquer comment se construit un territoire, une ville. Et les projets contemporains, dont le rôle est de répondre aux besoins actuels, vont nous servir de loupes grossissantes pour faire comprendre la Corse du Sud, ici et aujourd’hui.